Code vestimentaire

Des nerds, la chemise rentrée dans le pantalon, le pantalon monté jusqu’en dessous des bras, les lunettes “réparées” avec du scotch tape.
J’ai été confrontée (le mot n’est pas trop fort!) au code vestimentaire pour la première fois en Corée, en 1996, lors de ma première job d’enseignante. Ça m’est devenu familier au cours des années, soit parce que je travaillais en Asie, où l’habillement est moins décontracté qu’en Amérique du Nord, ou parce que je travaillais pour des écoles de langues qui voulaient que ses profs aient l’air “professionnel”.
Je comprends que les entreprises veuillent avoir l’air professionnel aux yeux des clients. Mais une école qui exige de ses profs de “rentrer leur chemise ou leur blouse dans leur pantalon”, je trouve ça un peu exagéré! Ça fait des années que je ne fais pas ça (question de goût personnel), et ça serait un motif pour moi de refuser la job! Checkez ça:
“All shirts/blouses must be tucked into pants or skirt”
Et ils insistent même pour ne pas qu’on pue de la yeule:
“Follow reasonable personal hygiene standards, including regular bathing and using deodorant. Keep chewing gum or tic-tacs around if you are a smoker or heavy coffee drinker.”
Tout ça, sur le site de recrument d’une grosse chaîne d’écoles d’anglais à Shanghai, KaiEn. J’avais toujours eu l’impression que c’était une des meilleurs écoles, mais là je me demande quelle sorte de profs ils essaient d’engager…
Je me suis rendu compte, à mon retour à Montréal, que je souffrais un peu de lavage de cerveau, parce que j’étais sûre que le code vestimentaire existait partout… Mais ici, mes amies enseignantes au primaire vont habituellement travailler en jeans, comme la plupart de leurs collègues, et quand j’ai demandé à mes nouveaux collègues quel était le code vestimentaire, ils m’ont répondu qu’ils ne savaient pas. Traduction, on se fie au bon jugement des profs, au lieu de leur imposer des règles, comme à des petits enfants…
Je DÉTESTE les codes vestimentaires. En voici un exemple idiot. Et les arguments de Jobboom.


