2 mois à Edmonton
Je dois dire, après deux mois ici, que c’est pas le choc de la Corée du Sud en 1996, ni celui de Shanghai en 2003, ni même la joie mêlée d’ennui du retour à Montréal…
C’est plutôt tout ce qu’on peut attendre d’une ville nord-américaine normale. C’est-à-dire des rues faites pour les autos, des centres commerciaux partout (dont celui qui a tristement été le plus gros du monde pendant des années), une absence de beauté frappante pour quiconque a voyagé un peu, et une absence de tout ce qui rend la vie urbaine piquante, à mon avis.
Par contre, je dois être honnête et avouer que la ville a quand même des côtés positifs. On est encore étonnés à chaque fois qu’une voiture s’arrête pour nous laisser traverser (même quand on est loin d’un passage piétons), les gens sont en général gentils et font plus la conversation que dans les grandes villes impersonnelles, et… euh… Ah oui, on a découvert d’excellents restaurants étrangement cachés dans des “strip malls” (nouveau mot pour moi: ce sont de petits centres commerciaux où les quelques magasins sont côte-à-côte, avec le stationnement juste devant), comme le Sankyu (japonais, excellent!) et Jack’s Grill (resto assez classe, merci!). Et l’été nous réserve peut-être des surprises.
Bref, je voulais juste dire que, après deux mois ici, on trouve certes de petits plaisirs ici, mais notre “lifestyle” de Shanghai ou même de Montréal nous manque en… ahem!
Le plaisir de l’expatriation, avec tous ses défis, j’adore, même si c’est parfois (souvent?) difficile. Ça nous force à tout remettre en question. Ici, mon seul défi, à mon grand dam, est… l’anglais! Moi, la polyglotte, il m’arrive souvent de ne pas comprendre les gens! Ouch… Donc au moins, je retirerai de ce séjour un anglais parfait! J’espère juste réussir à entretenir mon espagnol et mon chinois… D’ailleurs, ici comme à Montréal, notre langue secrète à Dan et moi est le chinois. Il y a assez de francophones et de francophiles, comme l’attestent les gens qui nous font la conversation en français!
Un autre détail pas rapport, on est allés à la première soirée du “Bioware Food Club”: une belle découverte qui nous a été recommandée par un chauffeur de taxi somalien, un resto éthiopien (whatever!), Blue Nile. Belle découverte! En entrant, on a été étonnés par la délicieuse mais très prenante odeur d’encens. On s’y est habitués, et on a profité du délicieux repas, c’est-à-dire injera et différents plats servis directement dessus, avec de petits rouleaux supplémentaires d’injera. On a bu de la Harar, bière d’Éthiopie. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir!
Deux photos piquées à notre groupe sur Facebook:





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Mon déménagement approche à grand pas…et le stress augmente. J’ai hâte mais j’ai un peu peur.